Ce quatorze juillet-là…

 »-. Le 14 juillet, on dansa sur la place entre le grand chêne et l’auberge, sur une aire soigneusement délimitée par des lampions rouges et bleus accrochés à des cordes. Devant le café, Geneviève avait sorti des tables sur tréteaux où s’installèrent les danseurs assoiffés. L’orchestre -trois accordéonistes -était juché sur une estrade de bois située dans l’ombre douillette du grand chêne. Ce fut l’occasion de nouvelles réjouissances, qui durèrent jusqu’à la fête votive, fixée de longue date au dimanche suivant. Un manège de 🐎 de bois s’installa dans la semaine à côté du dancing. Et Simbille, le maire heureux du village, fit venir le samedi une fanfare des environs, avec cuivres et symboles, qui joua la Marseillaise devant le mai de la République.

40x50cm « La guinguette au bord de l’eau »

Le dimanche matin, les jeunes donnèrent l’assaut à un mât de Cocagne préalablement savonné. L’après-midi, avant l’ouverture du bal, les conscrits promenèrent dans les ruelles un char où les filles de la classe, déguisées en romanichelles, chantaient des airs à la mode. À l’heure convenue, ils les prirent par la ✋, les emmenèrent sur le dancing où ils ouvrirent le bal dont la musique domina bientôt celle des 🐎 de bois. À sept heures précises, un apéritif d’honneur fut offert par la municipalité à tous les villageois. Et, le soir, avant la réouverture du bal, une retraite aux flambeaux, conduite par la fanfare, dessina dans l’obscurité des arabesques lumineuses. » Christian Signol (Les menthes sauvages)

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