À quoi rêve un mercenaire ?

 »-. Les Indiens ont été débarqués à quelques centaines de mètres. Une aube grise, incertaine, a de la peine à venir au bout de la 🌃. Il se souvient de ce que l’on disait des Indiens, dans les temps anciens, pour aider le ☀️ à renaître, ils lui offraient des sacrifices humains, afin que le sang des victimes lui rende ses forces. Il lève les yeux vers le ciel blafard. Deux cents mètres, rien ne bouge. Encore cent mètres avant de se trouver à portée de tir. La sueur lui colle la chemise sur le dos, et son ceinturon s’accroche aux cailloux. Il est devenu trop gras, il manque de souplesse. C’est l’âge. -. Quand on vieillit, on prend goût à la bouffe et aux parties de belote, ça passe même avant le cul-.

🎏 d’avril, le 🐟-pêcheur

Avec ce qu’il aura ramassé, il pourra revenir en France. Pourquoi ne monterait-il pas un bistrot, dans son patelin, au bord du canal endormi où ne passent plus que quelques péniches ? Fermé deux jours par semaine, quand la 🎣 est ouverte. Une serveuse gironde viendrait le rejoindre le soir dans son lit. Quand il en aurait marre, il en changerait, s’agit pas de devenir esclave du personnel. Plus que vingt mètres. Les corniauds d’en face ne bougent toujours pas. Heureusement qu’il n’a pas des Viets devant lui, ils l’aurait repéré tout de suite ! » Jean Larteguy (Les libertadors)

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