L’épidémie de petite vérole

 »-. Cette épidémie de petite vérole, qu’avez-vous fait pour l’enrayer ? Vous n’êtes qu’un incapable ! Puis-je vous rappeler qu’en cas d’épidémie, les malades doivent être isolés ? Cela s’apprend dans toutes les facultés du monde-. J’ai bien tenté de regrouper les malades, dans des lits séparés, au couvent des Ursulines. Ils sont trop nombreux et refusent pour la plupart de quitter leur famille. Ce qu’il nous faudrait, c’est un hôpital. Les Ursulines sont très dévouées, mais elles sont débordées-. Je devrais vous renvoyer, si nous n’avions pas encore besoin de vous. Dix enfants sont morts en une semaine, et je ne parle pas des nègres, qui sont les premiers à succomber à cette épidémie. Il faut la juguler au plus tôt et vous m’y aiderez !-

Projet La minute 🦋, Les ambulances Papillon

La petite vérole n’avait pas épargné la demeure des Pradelle, pas plus que quelques autres de la rue Dauphine. Un matin, la petite Jeanne- Henriette s’était réveillée avec la fièvre. La fillette présentait tous les symptômes de la maladie. -. Des vesicatoires, des saignées, une potion émétisée et purgativeIl n’y a rien d’autre à faire-. Trois semaines avaient passé depuis le début de la maladie, quand le praticien proclama avec un air de triomphe que la fillette avait passé à travers les mailles du filet. Les croûtes s’étaient détachées, mais non sans laisser de traces. – Mon Dieu, je crains qu’elle ne trouve jamais à se marier…-  » Michel Peyramaure (Louisiana)

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