Amour, Poison et Comédie

 »-. Dans les années 1830, le paysage théâtral parisien offre l’image d’un monde bouillonnant et inventif. Cet univers d’illusion a donc son centre vivant, agité et populaire, le boulevard du Temple. La population a joyeusement rebaptisé cette artère boulevard du Crime. Car, chaque soir, dans les multiples théâtres qui le bordent, on poignarde, on empoisonne, on étrangle pour l’unique joie du public. Dans les salles, le rideau se lève. Le public est bruyant, il siffle facilement. Si une scène lui déplaît, il n’hésite jamais à s’en prendre à l’acteur. La vedette incontestée du théâtre de boulevard, c’est Frédérick Lemaître, un géant à la voix de stentor qui a fait de son personnage, le bandit Robert Macaire, une sorte d’assassin comique au grand ❤️. -. Tuer les mouchards et les gendarmes, ça n’empêche pas les sentiments !-

En 1841 Frédérick Lemaître est sans conteste la vedette masculine du boulevard du Crime. Quant à la vedette féminine, elle se nomme Clarisse Miroy. Clarisse et Frédérick viennent d’entamer une liaison qui durera treize ans. Ces deux-là sont faits pour se rencontrer, et pourtant… Leur amour, finalement, s’acheva selon un scénario digne du mélodrame. Après avoir abandonné son célèbre amant, Clarisse voulut revenir à lui, sans succès. Alors, ivre de douleur et de jalousie, elle versa dans le verre du comédien une forte dose de laudanum, poison très prisé à l’époque. Il en réchappa, même si cette folie ne servit pas l’amoureuse homicide. Frederick lui pardonna, mais jamais n’accepta de la revoir. » Lorant Deutsch (Métronome)

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