La rêverie au bord du lac

 »-. Quand le lac agité ne me permettait pas la navigation, je passais mon après-midi à parcourir l’île, en herborisant à droite et à gauche, m’asseyant tantôt dans les réduits les plus riants et les plus solitaires pour y rêver à mon aise. Tantôt sur les terrasses et les tertres, pour parcourir des yeux le superbe et ravissant coup d’œil du lac et de ses rivages, couronnés d’un côte par des 🗻 proches, et de l’autre élargis en riches et fertiles plaines, dans lesquelles la vue s’étendait jusqu’aux 🗻 bleuâtres, plus éloignées, qui la bornaient.

50x60cm  »Parlez-moi d’un lac », galerie Les clins d’œil de dame nature

Quand le soir approchait, je descendais des cimes de l’île, et j’allais volontiers m’asseoir au bord du lac, sur la grève, dans quelque asile caché. Là, le bruit des vagues et l’agitation de l’eau, fixant mes sens et chassant de mon âme toute agitation, la plongeait dans une rêverie délicieuse, où la 🌃 me surprenait souvent sans que je m’en fusse aperçu. Le flux et le reflux de cette eau, son bruit continu mais renflé par intervalles, frappant sans relâche mon 👂 et mes yeux, suppléaient aux mouvements internes que la rêverie éteignait en moi. Et suffisaient pour me faire sentir avec plaisir mon existence, sans prendre la peine de penser. » Jean-Jacques Rousseau (Les rêveries d’un promeneur solitaire)

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