Soigner, au temps des Croisades

 »-. Sous la ⛺ où l’on soignait les blessés, la chaleur de juin était malfaisante. Une odeur de sang, de fièvre, de sanie, de déjections, stagnait derrière les toiles aux couleurs vives. Sans discontinuer, il fallait chasser les mouches qui bourdonnaient autour des hommes étendus. On avait demandé à des enfants de remplir cet office, à l’aide de chasse-mouches empruntés à des Grecs ou pris aux ennemis. Sous la direction de trois nobles dames, des religieuses, des moines-médecins et plusieurs femmes Croisées s’affairaient. Pour l’heure, en compagnie des moines-médecins, elles prodiguaient aux blessés et malades soins et dévouement.

Projet La minute 🦋, les ambulances Papillon

Armées de longues aiguilles d’or avec lesquelles elles sondaient les plaies, elles se faisaient suivre d’aides portant des plateaux chargés à ras bord. S’y trouvaient bandes de toile, paquets de charpie, pinces, brocs d’eau chaude, coffrets à onguents, à élixirs, à aromates, éponges imprégnées de sucs de plantes aux propriétés narcotiques, destinées à endormir les patients avant les opérations, et flacons de vinaigre tiédi utilisé pour les réveiller ensuite. Parmi les paillasses posées sur des sangles tendues entre deux pièces de bois, des prêtres circulaient également. Ils étaient venus non point pour les corps meurtris, mais pour les âmes en détresse. » Jeanne Bourin (Les Pérégrines)

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