Les guérilleros

 »-. Le départ de notre groupe a eu lieu, non point à six heures du matin, mais à huit heures. Un guérillero avait égaré son arme, c’était l’un des nouveaux arrivés. Je l’ai averti que, la prochaine fois, il serait exclu. Puis on s’est aperçu qu’un sac de farine était mouillé et avait moisi, il a fallu l’abandonner. Nous rejoignons le groupe 2 installé devant un torrent qui n’est pas marqué sur les cartes. Le fantaisiste qui les a établies a dû le faire de SanIsidro, sans sortir de sa chambre, alors qu’ici rivières et torrents ne cessent de se déplacer, de mourir et de renaître, au gré des pluies. Nos sacs sont lourds, vingt-cinq kilos chacun, en plus des armes et des munitions. Impossible de passer à la nage. Il faut construire un radeau.

Projet 🎏 d’avril, le 🐟-guerrier

Quand nous franchissons enfin le torrent, il pleut à larges gouttes. Au deuxième voyage, le radeau se renverse et se brise. Deux sacs perdus. Ça commence bien. J’écris devant le 🔥, la fumée me pique les yeux. Je n’ai pas pu avoir le contact radio avec le groupe 1. J’envoie deux éclaireurs, ils reviennent sans avoir rien trouvé, ni rien cherché. Les galettes que l’on cuit sur des pierres sont immangeables. Hernandez, qui est parti à la 🎣, est revenu bredouille. Il jure – contre ce putain de pays où même les 🐟 sont contre-révolutionnaires-. Nous n’avons fait, ce premier jour, que sept kilomètres. » Jean Larteguy (Les libertadors)

2 réflexions sur “Les guérilleros

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