Un seul ne fut qu’éborgné !

 »-. Située dans la plaine, sommairement fortifiée, cette petite place ne pouvait offrir une grande résistance. Pourtant ses habitants refusèrent d’ouvrir leurs portes. Au bout de trois jours, le village fut pris d’assaut. Il y avait un peu plus de cent survivants. Simon de Montfort leur fit arracher les yeux et couper le 👃. Un seul ne fut qu’éborgné ! On lui laissa le soin de conduire la misérable troupe au 🏰 voisin de Cabaret.

Projet je suis Miro de toi, œil-de-Miro

Le comte de Montfort agit de la sorte, non qu’une mutilation lui fit plaisir, mais pour autant que ses adversaires avaient fait ainsi les premiers. Et qu’ils taillaient en pièces tous ceux des nôtres qu’ils pouvaient prendre, comme des bourreaux féroces qu’ils étaient. Et certes il était juste que, tombant dans la fosse qu’ils avaient creusé, ils bussent parfois au calice qu’ils avaient présenté aux autres. Le noble comte, d’ailleurs, ne se délectait jamais dans aucun acte de cruauté ou dans les souffrances de qui que ce fût, étant le plus doux des hommes. Et tel qu’à lui s’appliquait très évidemment ce dire du poète .-Ce 🤴, lent à punir, prompt à récompenser, qui est peiné toutes les fois où il est contraint de se montrer sévère…- Pierre de Cernay osait écrire ces lignes, et citer le poète Ovide, alors qu’il connaissait le caractère impitoyable de Simon, les exécutions qu’il avait ordonnées à maintes reprises ! C’était la peine du talion, multipliée par cinquante, qu’il pratiquait le plus volontiers… » Georges Bordonove (La tragédie cathare)

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