Homo sapiens invente la peinture… et l’ego qui va avec

Il faut bien l’avouer, à moins de mettre à l’affiche des peintres connus et reconnus, ce qui ne peut s’envisager pour de basses raisons mercantiles, une exposition de peinture dite locale dans une salle des fêtes impersonnelle -avec tout de même des exposants venus de toute la région – n’attire pas, hors vernissage, une foule compacte. Ce qui laisse, pour le préposé à l’accueil, du temps libre et même un peu de lassitude teintée d’ennui, propice à la réflexion. Passionnée de musique presque autant que de peinture, je me disais que les temps morts n’existent guère en répétition comme en concert -je pratique le chant choral depuis des décennies -. Et surtout que l’entraide, l’esprit d’équipe, la camaraderie basée sur la justesse de la voix et de l’harmonie des pupitres y est une constante, pour l’équilibre du groupe musical… et des oreilles de notre auditoire.

Quadriptyque 80x80cm  »Carmina Burana  », vendu, galerie Z ‘artistes

À ce petit jeu comparatif 🎶-🖌️, mon activité peinture est largement battue en brèche. L’on ne rencontre, sauf exceptions qui confirment la règle, dans le milieu à la fois très fermé et très ouvert des artistes -peintres, que des ego surdimensionnés, des donneurs de leçons et des gens prêts à vous pousser hors du champ commun. La concurrence est féroce ! Comme s’il n’y avait pas de la place pour tout le monde… Je m’assume, je m’accroche, je résiste, je m’impose. Toutefois, j’hésite à entraîner sur la pente fatale de l’exposition de leurs oeuvres certains de mes élèves. Je le sens, je le pressens, ils ne sont pas prêts, et ne le seront sans doute pas dans un an, dans dix ans. La technique et le rendu sont corrects, mais il manque ce petit quelque chose…

Notre Atelier de peinture associatif a exposé dans la médiathèque du village, avec un vif succès… Il faut avoir le cuir autrement plus tanné pour se confronter à une exposition dite  »ouverte », où les artistes sont féroces entre eux et contre eux…

Mon conseil. -… Ce petit quelque chose qui fait que l’oeuvre impose sa place parmi d’autres. Le public est bon enfant, d’autant moins critique qu’il ne décèle guère la gamme chromatique hasardeuse, le léger défaut de perspective ou le manque total d’inspiration. Les consoeurs et confrères, eux, sont sans pitié pour le nouveau-venu en quête d’approbation ou de reconnaissance. La réflexion qui  »casse » part sans appel. Que répondre ? Du tac au tac, avec le sourire, s’il-vous-plaît, une repartie sur le ton de la plaisanterie, voire de l’humour, remet rapidement en place l’ego de l’homo sapiens concerné, à savoir votre interlocuteur auto décrété critique d’art. Croyez-moi, c’est du vécu, ça marche à tous les coups !

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