Le Café Éphémère

 »-. Un joyeux bazar régnait dans les rues de Paris. Les gens entraient et sortaient des Galeries Parisiennes les bras chargés de paquets colorés. Le Café Éphémère se trouvait au dernier étage, sous la coupole de verre qui se recouvrait peu à peu de neige. Un immense 🎄 se dressait au centre du magasin, étincelant d’or et d’argent. Dans les vestiaires du personnel, j’enfilai mon bonnet de mère Noël et nouait mon tablier rouge et vert par-dessus mon uniforme, avant de venir me glisser derrière le comptoir. L’odeur de café se mêlait à celle, caramélisée, des muffins qui accompagnaient les boissons chaudes. Je ne l’aurais admis pour rien au monde, mais j’adorais cette atmosphère réconfortante de chalet en sucre.

Projet L’Atelier du Père Noël

Depuis un mois, la file d’attente du café s’étirait chaque jour jusqu’au rayon lingerie, et je ne m’arrêtais jamais de servir avant 20 heures. Ce succès inespéré enchantait le directeur des Galeries Parisiennes. Les Parisiens étaient manifestement tombés amoureux de la carte improbable où les cappucinos clementine-clous de girofle côtoyaient les latte 🍞 d’épices au 🔥 de bois et les frappés cannelle-pomme de pin. On avait beau être à quelques heures du réveillon, les clients se pressèrent tout l’après-midi devant l’élégant comptoir de bois verni. Le silence de Charles et l’idée de quitter ce travail, le seul qui m’ait jamais intéressée, me mettaient d’humeur à dessiner des têtes de morts dans les cappucinos. » Marie Vareille (Cap ?)

2 réflexions sur “Le Café Éphémère

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