Retour en Chine

 »-. Oh, Maître, vous avez été absent longtemps, trop longtemps -. Te voir, c’est me trouver chez moi -. Ils firent ensemble le restant du voyage, en remontant la rivière de Sou -Tcheou, à bord d’un yuloh. Soixante milles. Trois jours et trois 🌃. Assis sur le pont, il se laissait bercer par le bruit du ⛵, n’écoutant qu’à moitié Vieux Jardinier énumérer les rites qui devaient bientôt s’accomplir. Pour le voyageur des pays lointains, la vie le long des méandres du fleuve semblait se dérouler selon un rythme éternel. Les 🐃 continuaient à tourner les roues hydrauliques et les hommes à pousser à la perche les radeaux de bambou où perchaient de noirs cormorans tenus en laisse, cherchant dans les eaux noirâtres le 🐟 qui remplirait le panier de leurs maîtres.

En travers des ⛵ d’habitation qui se pressaient le long des rives, chemises et pantalons d’un bleu passé jetaient leur note de couleur dans la brise estivale qui envoyait au voyageur, tantôt faiblement, tantôt crûment, les cris des enfants et l’odeur familière du 🐟 frit. Dans les champs, les paysans balançaient leurs houes selon un rythme aussi ancien que la douce ondulation du yuloh. Et chaque fois que le fleuve tourbillonnait contre un ou plusieurs rochers, des femmes accroupies bavardaient en faisant claquer le linge sur les pierres, ou en plumant de flasques 🐔. À l’horizon, les champs de riz , émeraude et jade, saupoudrés d’oies blanches comme neige. Son père avait dit. -. Même dans le retour, on trouve la séparation -. » Bette Bao Lord (🌙 de printemps)

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