La bûche de Noël

 »-. La journée du 24 fut abrutissante. Commencée à quatre heures, elle se prolongea, presque sans interruption, jusqu’au repas du soir. Le lendemain du 24, ils se levèrent à deux heures, leur fatigue étaient encore en eux, intacte, et les premiers mouvements la réveillaient. Ils grimaçaient en s’étirant. L’eau froide du robinet, la bise qui coulait jusqu’au fond de la cour, parvenaient seulement à les réveiller vraiment. -. Allez, allez, réveille-toi avant que le patron descende. Tu sais, des jours comme aujourd’hui, il ne te laissera pas mettre tes deux pieds dans la même galoche-.

La minute 🦋, tic-tac

La matinée fut interminables. Tournée, trottoir à balayer, laboratoire, courses, plaque, plonge, courses de nouveau, encore laboratoire. Et, partout, de la salle à manger à la glacière, du bûcher au laboratoire, la fatigue se muait en une colère mal contenue et qu’un rien faisait éclater. Plus on faisait de travail, plus il en restait à faire. À la salle à manger, on ne savait plus où mettre les bûches de Noël. Les cagibis à 🍰 étaient pleins. Il n’y avait plus une planche de libre, et tout se touchait sur les plaques. À mesure que les plateaux garnis partaient au magasin, d’autres les remplaçaient sur la table de la salle à manger. Au laboratoire, sans relâche, Victor et le chef continuaient d’en faire. Maurice préparait de grandes bassines de crème au 🍫, au praliné, au moka, au kirsch, et montait de la cave des piles de fonds de 🍰 de la grandeur d’une plaque à four et collés sur les papiers qui avaient servi à les cuire. » Bernard Clavel ( La 🏡 des autres)

2 réflexions sur “La bûche de Noël

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