Le fléau

 »-. Partie du sud, l’épidémie arrivé au bourg de Poissy au mois d’août 1348. Quelques jours plus tard. Paris est touché à son tour. La maladie ravage la ville, et chacun tremble. On se méfie de tout, surtout de l’autre, le voisin, le parent, l’ami. Est-il porteur de la peste ? À l’Hôtel – Dieu, le grand hôpital qui existe alors depuis plus de trois siècles, cinq cents malades meurent chaque jour, et ses bonnes soeurs se dévouent au péril de leur vie. Elles sont cent trente six au début du drame, il en reste à peine quatre quelques mois plus tard.

Projet La minute 🦋, Les ambulances Papillon

On jette à la va-vite les cadavres dans la fosse du cimetière des Innocents, bientôt saturé. Il faut chercher d’autres lieux d’inhumation en dehors des murs de la capitale. Espérant arrêter le fléau, on fait incendier les 🏡 des malades, et, par les rues, de pieuses processions tentent d’apitoyer le ciel. À Paris, on prie beaucoup, mais on meurt encore plus. Les médecins baissent les bras et avouent leur impuissance. Quelques sorciers essaient de profiter de l’aubaine et vendent à prix d’or des décoctions accompagnées de prières et de rites aussi farfelus qu’inutiles. Et puis, au bout d’une année, sans que l’on sache pourquoi, soudain le mal s’apaise et s’éloigne. Mais Paris a changé, Paris est abattu, torturé. Au moins soixante mille Parisiens ont péri, plus de quarante pour cent de la population. » Lorant Deutsch (Métronome)

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