La planète des survivants

 »-. Au crépuscule atterrit un hélicoptère cabossé, avant de rendre l’âme, le pilote blessé leur remit son message. Washington avait disparu, les ennemis avaient frappé en utilisant les anciennes armes interdites. Il en était de même à l’étranger, d’après les quelques informations qu’ils purent obtenir grâce aux antiques appareils à ondes courtes. Dorénavant, personne ne quitta le canyon, sauf pour chercher l’approvisionnement sur les terres à pâturages du ranch. Fort heureusement, ce secteur ne connaissait aucun trouble, pas plus que ses frugaux occupants. Peu importait à ceux-ci ce qui se passait dans le monde extérieur, quelles villes avaient été détruites, quelles forces triomphaient ou avaient été défaites, quelle activité ou radioactivité pouvait régner.

40x50cm  ». Un, deux, cinq 🐑 », vendu

Dans le canyon, la vie s’écoulait plus paisiblement que la rivière qui le coupait en deux. Il y avait beaucoup à faire et à apprendre. C’était une existence monacale, toute faite de frugalité, d’abstinence, de continence et de dévotion à des fins érudites. Au bout d’un an, les jardins florissaient. Au bout de deux ans, des troupeaux paissaient sur les pentes herbues. Au bout de trois ans, on tissait sur des métiers à l’ancienne mode, et la plupart des arts du tissage à domicile avaient repris vie. Les hommes tombaient malades ou mouraient, mais les survivants s’entendaient assez bien. Cela n’avait pourtant rien d’une Utopie… » Robert Bloch (Matriarchie)

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